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Après avoir longtemps erré sur le rivage
Où l'on voit lamenter tant de chétifs de
cour, Tu as atteint le bord où tout le
monde court, Fuyant de pauvreté le
pénible servage. Nous autres cependant,
le long de cette plage,

En vain tendons les mains vers le
nautonnier sourd, Qui nous chasse
bien loin ; car, pour le faire court, Nous
n'avons un quatrain
pour payer le naulage.


# Posté le mercredi 07 janvier 2009 18:46
Modifié le mercredi 07 janvier 2009 19:10

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Embrassez-moi, petite fille,
Là, bien. Quoi de nouveau ?
As-tu retrouvé le cerveau
Qui manque à ta famille ?

Dis-moi, c'est vrai que le curé
Est mal avec la poste ?
Et comment va Chose... Lacoste,
L'ami de Poyarré ? "

Je devinais, dans la pénombre,
Que tu tirais tes bas.
Ton coeur d'oiseau battait tout bas :
La chambre était très sombre...
# Posté le mercredi 07 janvier 2009 18:41
Modifié le mercredi 07 janvier 2009 18:56

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Pas plus que montagnes de glace
La haine en ces lieux où tout fond
Ne saurait se faire une place.

Puits d'amour le puits peu profond
Où niche barbouillé de crème
Le mensonge, enfant trop gâté.

Troublent-ils le ciel de ce thé,
Les laiteux nuages que j'aime ?
Peu dangereux sont ces orages.

Et seulement de chocolat
L'éclair n'annonce rien. Aussi
Ne ride nos fronts nul souci.

(Seule image de la vieillesse
Si dans son pot le lait se plisse)
Mais votre coeur sous mon regard,


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# Posté le mercredi 07 janvier 2009 18:34
Modifié le mercredi 07 janvier 2009 19:05